Un trésor Chinois perdu à Orléans

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Voilà une histoire de trésor insoupçonné comme on les aime. Pâques n'est pas loin, et c'est bien d'une histoire de cloche dont il s'agit. Mais pas n'importe quelle cloche, car c'est d'un véritable trésor dont il est question.

Datée de la dynastie Ming, autour des XVème et XVIème siècles, elle fût acquise par un Orléanais amateur d'art il y a plus de 20 ans. En bronze, finement gravée de caractères chinois, elle mesure près d'un mètre de haut pour 80 kg, et trônait jusqu'alors dans le patio du-dit particulier.

OUBLIÉE DANS UNE GRANGE

Chinée (je vous l'accorde, le jeu de mot est facile) chez une dame de la région, elle était oubliée dans une grange depuis une époque indéterminée, et fût cédée pour 5.000 francs de l'époque.

Là où l'histoire se révèle magique, c'est lorsqu'un ami du nouveau propriétaire de la cloche mystérieuse la voit la première fois et, intrigué, décide de mener l'enquête. Pseudo-expertisée déjà plusieurs fois, il fût tour à tour japonaise, puis Vietnamienne, du XIX ème, et puis finalement non... bref, un grand flou entourait jusque là l'objet.

UNE HISTOIRE DE FOU !

C'est en se rendant au Vietnam, ancienne province chinoise de la période Ming, que le commissaire-priseur, Philippe Rouillac, prit conseil auprès d'experts locaux. Quelques temps plus tard, le verdict tomba, confirmant l'exceptionnalité de cette fabuleuse pièce, fabriquée entre 1405 et 1585 en l'honneur de Bouddha.

Le mystère restera certainement entier quant au trajet qu'elle a pu suivre à travers les siècles et les continents pour finalement arriver à Orléans. "Une histoire de fou", c'est ainsi qu'en parle lui-même son heureux propriétaire !

Pièce unique en salle de vente, elle sera mise en vente le 7 juin prochain, avec de grandes chances de revoir son pays d'origine. En effet, les gouvernements chinois et vietnamiens s'y intéresseraient fortement.

Plutôt connus pour leurs porcelaines ou estampes, objets très recherchés en brocantes et vide-greniers, les Chinois de l'époque n'en étaient pas moins de grands maîtres fondeurs, comme le prouve cette pièce rarissime.

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